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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Chateaubriand → Mme de Duras, 27 juillet 1817

Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand

Chateaubriand → Mme de Duras, 27 juillet 1817

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 138 · chapitre 66 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Ce dimanche 27 juillet 1817.

Nous ne partirons que samedi pour Montgraham ; ainsi j'ai le temps de recevoir une lettre de vous ici2, si vous voulez me répondre. En cas que vous m'ayez déjà écrit à Montgraham, j'y trouverai votre lettre. J'ai vu un moment Mathieu et Adrien. Ce qu'ils m'ont dit m'a confirmé dans ce que je pense de vos illustres amis. J'ai reçu aussi la lettre la plus triste de mon pauvre Bertin, mis au secret par Buonaparte, enfermé dans l'ile d'Elbe, exilé en Italie, dépouillé de son journal, rédacteur du Moniteur à Gand ; il ne devait guère s'attendre à être dépouillé de nouveau sous le ministère du roi légitime. Dieu soit loué de tout! Soignez votre santé, c'est le seul bien qui me reste. J'écris. Ne pensez plus à moi que pour m'aimer comme le plus attaché de tous vos amis passés; présents et à venir.

2. A Montboissier. On lit dans les Mémoires d'outre-tombe : « Montboissier, juillet 1817. - Je suis maintenant à Montboissier, sur les confins de la Beauce et du Perche. Le château de cette terre appartenant à Mm° la comtesse de Colbert-Montboissier a été vendu et démoli pendant la Révolution... etc. « La santé de Mm° de Chateaubriand ne lui permit pas de partir le samedi 2 août, puisque Chateaubriand date encore plusieurs chapitres : « Montboissier. août 1817. » On a, de Mme de Chateaubriand, une lettre datée de Montgraham. 13 septembre 1817. ↩