Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
Chateaubriand → Mme de Duras, [été de 1818]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Samedi matin [été de 1818].
J'ai appris hier au soir que vous étiez arrivée. A peine étiez-vous partie l'autre jour, que j'étais à votre porte. J'ai été et je suis encore bien souffrant d'un rhumatisme dans la poitrine, qui m'étouffe. Je fais des remèdes, je ne dors point. Aujourd'hui, je vais un peu mieux. Si je puis sortir, j'irai vous voir vers quatre heures. Votre billet était bien injuste. J'étais revenu à Paris uniquement pour vous voir.
Je vais aller vous voir ce matin, entre onze heures et midi.
1. Sur la mort d'Octave de Ségur, voir Mémoires de Madame de Boigne, t. Ior, p. 311.