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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Talleyrand → Mme de Duras, 23 novembre 1825, Marseille

Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)

Talleyrand → Mme de Duras, 23 novembre 1825, Marseille

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 2 min de lecture · chapitre 423 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Marseille, 23 novembre 1825.

Voilà ce que, chez nos marchands de Marseille, on appelle des plumes de Walter Scott; je ne les trouve pas trop jolies, mais si c'est avec celles-là qu'il écrivait la Prison d'Edimbourg et les Puritains d'Ecosse, il doit y en avoir une dans votre écritoire; je vous prie de vous en servir le 1er janvier 1826.

Notre Midi est fort à la mode dans la Chambre des Pairs. Il y en a six ou sept ici qui viennent tout naturellement demander de la santé au soleil, et le soleil leur en donne : le duc d'Albuféra lui-même, malgré tous les médecins, guérit.

Je ne suis guère Paris que par les journaux. En les lisant, on croirait que le monde est en feu, que tout est en combustion, que la France va se déchirer ; et, au fait, on n'a jamais été plus tranquille. L'univers changeant de face réussit à peine à désennuyer les gens qui ont un peu d'activité dans l'esprit, c'est une singulière chose que le temps actuel! Vous qui aimez à observer, vous avez à faire.

Tout à côté de notre Cour, voir Mme Coudork et Schonfeld faire tant de ravages à Paris, et en être à écrire en Allemagne et en Angleterre, pour faire venir d'autres jeunes gens parce qu'ils sont un peu surmenés, c'est vraiment curieux !

Je lis Lascaris1 avec grand plaisir, quoique je le trouve quelquefois ou trop ou pas assez transparent.

1. Ouvrage de Villemain. ↩

J'ai écrit au roi pour sa fête. Comme il est dans son étiquette (étiquette particulière à la seule maison de Bourbon) de ne pas répondre, je ne lui écrirai point au jour de l'an ; je m'adresserai à M. de Duras pour le prier de mettre tous mes vœux et tous mes hommages à ses pieds.

Adieu, gardez-moi quelques bons souvenirs, et recevez avec un peu d'amitié mes plus tendres hommages.

'est le maire de Marseille qui se charge de ma lettre, il va prêter son serment de gentilhomme honoraire.

Les dernières années de Madame de Duras 47š