Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire · Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire (suite)
[Chateaubriand → Mme de Duras], [juillet 1821]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Lundi, 6 heures et demie [juillet 1821].
J'ai été enfermé ces deux jours pour écrire mon discours ; il est fait, et, je crois, très bien1. Je n'ai vu personne. Je ne sais rien ; j'ai reçu un billet de Julie, qui m'assure, aujourd'hui à 3 heures, que tous les bruits sont faux, et qu'il n'y a aucune négociation sur pied. Ces bruits sont répandus par les ministériels pour ralentir l'attaque contre la Censure. Corbière, hier au soir, à onze heures et demie, jurait qu'il s'en allait, même avant la fin du Budget. Je ne sortirai pas ce soir, je suis horriblement fatigué. Vous voyez que je ne crois à rien.
1. Opinion prononcée à la Chambre des Pairs le 24 juillet 1821. ↩