Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
À Mme Récamier, 14 mai 1822
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
J'ai donné hier mon premier diner diplomatique avec plein succès. Le 26, le duc d'York vient dîner chez moi, et le Roi en meurt d'envie. Les jalousies diplomatiques l'empêchent seules de venir, et peut-être passera-t-il par-dessus. Je constate avec plaisir cette faveur croissante, parce que tout ce qui m'élève me rend nécessaire. - Londres, 24 mai. Je me tue à chercher ce que vous pouvez avoir. Je m'examine et je ne trouve rien à me reprocher. Je vous ai parlé des jalousies de Mme de Duras, jalousies que j'ai cru entretenues par Adrien [de Laval-Montmorency]. En quoi cela peut-il vous affecter? Je vous ai priée, je crois, de vous métier un peu d'Adrien, qui aime les tracasseries et qui vit de petites choses.
Est-ce une injure ou un tort?