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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Chateaubriand → Mme de Duras, 30 août 1820, Paris

Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)

Chateaubriand → Mme de Duras, 30 août 1820, Paris

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · chapitre 147 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Paris, 30 août 1820.

L'ordonnance du Roi pour la convocation de la Cour des pairs m'a rappelé à Paris. Je vous ai écrit de Dieppe à Spa. Je voudrais que vous ayiez au moins assez d'humanité pour me faire savoir de vos nouvelles, ne fût-ce que par Mme Paumier. Je n'ai rien à vous dire sur vos injustices. Si j'osais hasarder quelques consolations sur l'état de votre santé, vous les prendriez pour de l'indifférence et de la légèreté. Vos souffrances vous rendent cruelle, et vous vous plaisez à blesser alors ce qui vous aime le plus. Me voici revenu, j'étais mieux de santé. Cet air de la mer m'avait fortifié. Je vais retomber dans mes langueurs. Au reste, nous nous en allons tous. La monarchie touche à sa fin. Au moins, ce ne sera pas ma faute. J'ai assez averti, crié; j'ai sacrifié mon repos et mon existence pour des gens qui ne veulent ni voir, ni entendre. Maintenant, comme il plaira à Dieu !

Au nom du ciel, faites-moi donner de vos nouvelles, si vous ne pouvez pas m'écrire vous-même.

Rue Saint-Dominique n° 27.