Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
Chateaubriand → Mme de Duras, [8 septembre 1817]
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Ce lundi [8 septembre 1817].
Me voilà revenu à Montgraham, en train de politique comme un chien qu'on fouette, plein de vous et de mes Mémoires, et sentant le vent d'automne comme du temps de défunt René ! Et vous, que faites-vous dans votre Andilly? Le soleil me fait rêvasser de l'Italie, et les hirondelles qui vont s'en aller semblent ne plus reconnaître leur confrère, en me voyant fixé dans cette triste Gaule. Partons pour Rome, ou pour toute autre chose aussi raisonnable que cela? Cet accès passera, et alors, malheur aux ministres !
Vous voulez de longues lettres ; je suis si bête que je ne puis arriver à la quatrième phrase. Je n'ai rien dans mon cerveau, mais dans le cœur beaucoup d'attachement pour vous. Écrivez-moi. J'attends vos lettres avec un plaisir toujours nouveau. Ne comptez pas trop sur les miennes. Nous partirons pour Lonné d'aujourd'hui en huit. Je vous écrirai d'ici là et vous donnerai ma nouvelle adresse. Je serai à Paris du 15 au 20 octobre.