Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Épilogue
M. Valery → Rosalie de Constant, S. l. n. d
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S. l. n. d.
Mademoiselle, je me suis empressé de remettre à Mme de Rauzan la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire et qui m'avait vivement touché. J'espérais vous porter moi-même, cel été, le Moine, et, au moment de partir, je l'ai réclamé de Mme de Rauzan. J'apprends avec regret, Mademoiselle, l'obstacle momentané qui fait différer l'acquittement de cette dette sacrée, et qui m'eût offert l'occasion de vous marquer mon zèle. Malgré ce triste mécompte, je ne renonce pas au passage par la Suisse, que j'avais projeté en me rendant en Italie. Je me féliciterais extrêmement d'être assez heureux pour vous y rencontrer et parler avec vous de la femme supérieure et généreuse que nous avons perdue. Un pareil souvenir devient comme une sorte de lien. Permettez-moi, Mademoiselle, d'oser compter] à ce titre sur votre bienveillance. M. et Me de Chateaubriand doivent, je crois, passer aussi par Lausanne; - les douleurs rhumatismales de M. de Chateaubriand viennent de le reprendre et retardent son départ [pour Rome]. Vous voyez, Mademoiselle, que si j'ai peu l'honneur d'être connu de vous, j'ai du moins l'avantage d'être l'ami de vos amis.
Agréez, je vous prie, avec bonté, Mademoiselle, l'hommage de mon respect et de mon sincère dévouement.
Valery
Veuillez, s'il vous plaît, offrir mes hommages à Mme de Cottens et me rappeler au souvenir de M. d'Harmance Cazenove, son frère, que j'ai plusieurs fois rencontré à Paris cet hiver et que je serais charmé de retrouver à Lausanne.