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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits [Chateaubriand → Mme de Duras], [27 juillet 1821]

Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire · Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire (suite)

[Chateaubriand → Mme de Duras], [27 juillet 1821]

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 197 · chapitre 186 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Vendredi soir [27 juillet 1821].

Vous savez bien que mes tins de mois sont toujours pénibles. Je n'ai pas comme vous le vivre et le couvert. Je suis donc obligé de courir. Vous croyez trop cet intrigant qui prétend toujours avoir tout inventé et tout fait. Au reste, comme il plaira à Dieu ! Quand le duc de Bordeaux arrivera, je m'en irai. Ainsi, peu m'importe ! J'en ai assez de la race.

Mardi matin [7 août 1821]:

Je vais, ce matin, au service de Mme la duchesse d'Orléans3; après quoi, nous allons dîner à la campagne, Mme de Ch. et moi, chez la comtesse Tolstoy. Je tâcherai de vous voir vers quatre heures. Il n'y a rien, soyez en sûre. Je l'ai encore appris ce matin. C'est une pure mystification et une manœuvre.

3. « Le service s'est fait avec beaucoup de pompe. M. le coadjuteur de Paris officiait pontificalement, et plusieurs archevêques et évêques étaient présents. M& le duc d'Orléans était placé dans le chœur à côté du trône de M. l'archevêque. Les princesses de la maison d'Orléans occupaient une tribune derrière le grand autel. L'oraison funèbre, prononcée par M. l'abbé Feutrier, a été entendue avec un vif intérêt. » (Ami de la Religion.) ↩