Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
[Chateaubriand → Mme de Duras], 16 juillet 1827, Paris
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Paris, le 16 juillet 1827.
Je voulais répondre sur-le-champ à votre petit billet, et il a fallu me remettre sur-le-champ à l'ouvrage pour publier une seconde brochure. Nous avons formé une société pour défendre la liberté de la presse, et je suis à la tête. Je vois qu'il faut me résoudre à mourir sur le champ de bataille.
Je voudrais bien vous voir reprendre de la santé. J'espère toujours dans l'Italie, puisque le voyage vous avait fait du bien, et que vous n'êtes retombée dans vos maux que quand vous avez été au repos. Il y a lieu d'espérer qu'une suite de mouvements vous réussira.
Nous sommes ici accablés par la chaleur et la sécheresse. On dit que Paris est désert. Je le crois ; mais il l'est toujours pour moi dans ma rue d'Enfer. On y est tout comme au Japon. On vient de signer un bien pauvre traité pour les Grecs. C'est tout ce que je vous dirai de politique.
Je voudrais ressusciter pour vous Hippocrate. N'oubliez pas de me faire envoyer votre itinéraire.
Hommages à votre fille.