Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand
Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Chateaubriand avait mené la difficile négociation du nouveau ministère avec habileté, vigueur, célérité ; il en fut félicité par Richelieu, Polignac, Montmorency et Pasquier, dont on peut lire les lettres dans les Mémoires d'outre-tombe.
Voici une de ses dernières lettres à Me de Duras, avant son départ pour Berlin :
Je ne reçois de personne au monde de lettres que j'aime plus à recevoir que les vôtres. Vous vous plaisez à tort à m'affliger. Si je ne puis rien pour vous rendre un peu heureuse, chère sœur, il vaut mieux renoncer à une correspondance qui vous fatigue et qui me désolerait. Vous ne me croyez pas, vous ne m'écoutez pas. Je souffrirais tout, s'il ne s'agissait que de moi; mais vous vous faites mal, et je ne me pardonne pas d'être la cause involontaire de ce mal.