Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
Mme de Duras → Mme Swetchine, 13 novembre
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
13 novembre.
Nos petites soirées ont commencé. Vous manquez là à tout le monde ; à moi, vous manquez partout, et plus en ce moment que jamais. M. de Humboldt est en Angleterre depuis quinzejours. Il aura été témoin de ce deuil affreux où la mort de cette pauvre jeune princesse a plongé l'Angleterre. C'est une belle chose qu'une institution d'un pays où une telle perte est un malheur, mais n'est pas un événement qui influe matériellement sur l'existence politique de ce pays ; cela seul ferait l'éloge du gouvernement constitutionnel. Je crois que l'ouvrage de M. de Chateaubriand ne paraîtra pas. Il ne veut rien faire en ce moment qui puisse aigrir, ou nuire à un rapprochement...