Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Talleyrand → Mme de Duras, [16 août 1824]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
[16 août 1824].
C'est fait. J'achète Andilly2, je me soumets à votre loi et cela me plaît.
2. « Petite et pittoresque maison, que M. de Talleyrand nommait un œil ouvert sur la forêt et qu'après beaucoup d'éloges, il avait fini par acquérir de Mme de Duras, pour l'y recevoir souvent, disait-il, loin du bruit, avec les amis graves qu'elle préférait... » (Souvenirs de Villemain). ↩
Je garderai le silence jusqu'au premier septembre.
Je désirerais que vous ne retirassiez les meubles qu'au mois de novembre, car, sans cela, il n'y a pas moyen d'habiter un jour de cette année.
Plus vous me laisserez de meubles, plus cela me conviendra ; - on en fera un mémoire à part, au-dessus de 60.000 francs.
Si vous n'en laissez aucun, je meublerai ce petit palais cet hiver. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas dans votre billet un mot de l'ordonnance de ce matin3 C'est la mesure la plus violente que l'on ait jamais prise. Le considérant est un outrage aux tribunaux et à la chose jugée. Quand on gouverne ainsi, on joue quitte ou double, et ce n'est pas soi que l'on joue.
3. Ordonnance du 16 août soumettant à la censure les journaux et écrits périodiques. ↩
Mille hommages.