Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand
Chateaubriand → Mme de Duras, 13 juillet 1817
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Ce 13 juillet 1817.
Votre lettre m'a blessé! Je n'ai parlé à qui que ce soit au monde de l'affaire que vous avez suivie. Personne n'en sait les détails, mais Mme de Montboissier (et non pas la dame que vous supposez) et M. Frisell, qui voit la sœur de M. de R[ichelieu], s'intéressent à moi dans le sens que vous avez pris et parlent de leur côté de la nécessité d'en finir avec moi, ce qui ne fait aucun mal, puisque c'est une preuve que cette idée n'est pas venue à vous seule. Ce sont eux qui m'ont mandé ce que je vous ai écrit, et qui ont causé votre colère.
Je vous prie de ne plus vous occuper de moi ; je ne veux plus entendre parler de rien ; j'ai assez de ce que j'ai, et le fardeau est tout juste ce que je puis porter.
La rougeole est passée, mais les suites restent. La malade parle de retourner à Paris. Je ferai ce qu'elle voudra, parce qu'elle se tue d'inquiétude. Je ne vous conseille pas d'écrire à l'ami du chevalier de Maisy [?] Vous ferez du reste ce que vous voudrez.