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L'Enchanteur 1768—1848

Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand

Chateaubriand → Mme de Duras, [1816]

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 132 · chapitre 50 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

[1816].

Votre billet m'arrive de Bourbonne trois jours après le départ de la lettre que je vous ai écrite à Bourbonne. J'en avais adressé une autre poste restante à Lyon. Elle ne vous y aura pas trouvée, ou plutôt elle se sera perdue. Dans ces derniers temps, les correspondances ont été très irrégulières et très interrompues. Tout le monde s'en plaint et l'on connait la cause de ces irrégularités. Je suis désolé de vous voir toujours si triste et si découragée. Je donnerais tout au monde pour vous voir reprendre à la joie et à vos amis. Je ne sais que vous dire de peur de vous impatienter ; mais je suis toujours convaincu que vous sortirez de cet état de langueur et que vous reviendrez à la vie comme à tout le reste. Je suis à la Vallée d'où je viens deux fois par semaine à Paris pour la commission de I Instruction publique. Cette commission aura fini son travail mardi prochain. Ainsi, je serai en repos pendant quelque temps. Je ne fais aucun plan pour l'avenir. Je vous attends, j'attends les événements. J'ai bien peur pour cette malheureuse [Nathalie], qui est bien plus malade que vous, et qui est tuée par les médecins appelés à la guérir.

Bonjour. Si mon tendre et sincère attachement était un remède, de quelle bonne et florissante santé vous jouiriez pour le reste de vos jours.