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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Chateaubriand → Mme de Duras, 8 septembre [1817], Lonné

Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)

Chateaubriand → Mme de Duras, 8 septembre [1817], Lonné

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 153 · chapitre 94 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Lonné, ce [mercredi] 8 septembre [1817].

Je vous ai écrit lundi par une occasion qui a dû mettre ma lettre à la poste à Mortagne. Nous partons lundi pour Vorré, où nous passerons une partie de la semaine prochaine, et nous nous mettrons en route pour Paris du 15 au 20. Vous pouvez encore m'écrire ici. Si votre lettre est mise à la poste samedi, je la recevrai dimanche. Mais après samedi, il faut écrire à Vorré par Regmalard, département de l'Orne. Je suis convaincu comme de mon existence que toutes mes prophéties s'accompliront et même que la catastrophe est moins éloignée qu'on ne le pense. Le mal fait des progrès immenses dans'les provinces, et vous voyez qu'au lieu d'ouvrir les yeux, on suit plus que jamais le même système. Canuel déplacé, Marneti est nommé, etc. C'est de la bonne et belle folie.

Le prétendu rapprochement des ultras n'est qu'une pure jonglerie, à laquelle je n'ai pas cru un moment. Ce niais de L'aîné sera chassé, aucun doute.

J'arrive avec un bon ouvrage, et un des plus désagréables et

que le seul parti honorable pour moi est de suivre franchement ma ligne. J'ai assez jusqu'ici capitulé, attendu, écouté. A présent, il est trop tard, et il faut accepter ma position avec tous ses inconvénients et ses avantages. J'espère que vous êtes fixée à Paris ou que vous allez y revenir. J'ai grand besoin et grand désir de vous voir.

Mille tendresses à Mouche. La pauvre créature !