Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand
Chateaubriand → Mme de Duras, 9 juillet 1817
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Ce mercredi 9 juillet 1817.
Vous ne me ferez pas reprendre à l'espérance. C'est fait avec cette dame. Nous ne nous reverrons plus. Quant aux triomphes de vos ministériels, peu m'importe : je ne les verrai pas, et je n'y pense plus. Je ne travaille point, j'ai autre chose à faire. Je garde la malade. Sa santé entre dans mes plans : car encore faut-il qu'elle puisse être dans le cas de suivre la résolution quelconque que je pourrai prendre.
On me mande de Paris que le beau plan de me favoriser d'une justice au mois de novembre subsiste toujours. Cette idée seule me fait bouillonner le sang.
Tâchez de vendre le petit tableau; c'est moi qui vous l'ai fait porter.
Soignez votre santé; pensez aux beaux épis, bâtissez votre chaumière [Andilly] et gardez-la plus longtemps que je n'ai gardé la mienne.
Nous verrons sans doute, évêques, les aumôniers de Bonaparte et les chapelains du cardinal Fesch : c'est dans l'ordre. Mais les vieux confesseurs et martyrs de l'exil du Roi, les prêtres déportés à Cayenne, ceux-là auront leur pension de cent écus, et les insultes de MM. Molé, Dareste et compagnie.