Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Mme Swetchine → la comtesse de Nesselrode, 1828 [1827]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Mme de Duras, tout en disant non, exécute petit à petit les projets que vous formiez pour elle : la voilà en Italic. Mme de Chateaubriand a reçu, il y a peu de jours, une lettre d'elle datée de Gènes, et, quoique son intention soit toujours de se borner au nord de l'Italie, je ne serais pas du tout étonnée de la savoir à Rome et à Naples dans quelque temps. Sa santé est meilleure, et de beaucoup; elle n'en convient pas trop. Mme de La Rochejaquelein est partie avec sa mère et doit revenir à Paris sous peu. Mme de Rauzan ira la rejoindre vers le 1er octobre pour passer avec elle une partie de l'hiver. C'est à Nice qu'elle doit rejoindre Mme de Duras, qui jusqu'ici paraît toujours tenir à s'y fixer Certes, le voilà bien dissipé l'abandon dont elle se plaignait quelquefois ! Sa santé est, comme sa vie, troublée par des souffrances qui sont le partage universel, mais ne présentant pas les chances imminentes de danger que son imagination est portée à se créer comme ses autres malheurs. Je ne doute pas qu'elle ne sorte de tout cela avec son corps rétabli et la faculté de reprendre plus vivement que jamais toute la variété d'agréments qu'offre son existence. Je voudrais bien, en attendant, qu'elle allât à Rome.