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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Chateaubriand → Mme de Duras, 5 septembre [1817]

Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)

Chateaubriand → Mme de Duras, 5 septembre [1817]

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · chapitre 93 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Ce dimanche 5 septembre [1817]

Corvetto s'en ira, Saint-Cyr s'en ira; voilà Canuel chassé : c'est juste et dans l'ordre. Il faut que tout ce que j'ai prédit s'accomplisse à la lettre. Ils ne veulent pas de moi, ils n'en voudront jamais. Laissez-moi donc suivre mes inspirations et faire ce que le ciel me pousse à faire. Bien plus, je m'attends à voir la désertion entière du Château, sauf trois ou quatre amis. Cela doit encore arriver. Cet hiver, j'espère me créer une autre patrie.

Soyez tranquille, j'ai toutes vos lettres et le petit pamphlet. Rien n'a été ouvert, et vous pouvez vous expliquer librement. Je n'ai jamais cru à rien ; je n'y croirai pas. On se perdra, c'est inévitable. Ces bouffées d'espoir sont fâcheuses et font plus de bruit que de mal. Ecrivez-moi. Je ne serai à Paris que du 15 au 20. Voilà la Chambre convoquée. Lainé s'en ira : c'est en partie ce qui me fait revenir à Paris. Bonjour, chère sœur, du courage!

« Mouche » [Nathalie] reviendra à la raison. Sa pauvre mère doit être au désespoir.