Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand
Chateaubriand → Mme de Duras, 31 juillet 1817
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Ce 31 juillet 1817.
J'espérais recevoir encore ici un mot de vous. Je vous avais écrit que notre départ était retardé. Nous quittons Montboissier après-demain. Peut-être aurai-je une lettre de vous demain ou après-demain, avant de monter en voiture.
Mme de Chateaubriand] n'est pas bien. Je pense toujours au voyage du Midi, et de là à l'Italie, pour n'en plus revenir. Mon dégoût pour la France ne fait qu'augmenter, et j'en ai cent pieds par-dessus la tête. Je ne crois point à l'affaire que vous avez entreprise. Il n'y a rien de commun entre ces gens-là et nous ; n'y comptez pas, pour n'être pas trompée : l'injustice triomphera, et notre royaume n'est pas de ce monde.
Que devenez-vous ? Restez-vous à Paris? Comment va votre santé ? Soignez-vous. Nous irons vivre en Italie.
J'espère recevoir une lettre de vous à Montgraham. Voici encore l'adresse : à Montgraham, par Nogent-le-Rotrou, département d'Eure-et-Loir.