Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Humboldt → Mme de Duras, [1826]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
[1826].
Je ne suis pas méfiant en amitié, mais j'étais tout attristé de l'idée que vous n'aviez pas voulu me voir à votre passage par Paris. Votre aimable lettre me rassure, je serais si malheureux de perdre votre bienveillance. C'est comme un point lumineux dans ma vie d'avoir fixé votre intérêt, de l'avoir fixé si durablement. Je croirai que vous êtes mieux quand j'aurai le bonheur de vous voir. Vos yeux me disent tout.'
Horriblement tourmenté par deux ouvrages qui doivent paraître avant mon départ, avant le 10 septembre, je suis embarrassé de mon temps ; j'irai vous voir lundi à dîner : je n'assisterai pas à l'Académie; si vous préférez mardi ou un autre jour de la semaine, daignez me le faire écrire. Je serai au-devant de vos désirs. Comme vos souffrances me tourmentent! Quelle perte non seulement pour vos amis, mais pour les lettres que vous continueriez d'embellir avec ces productions à la fois si délicates, si passionnées et si éloquentes !
J'espère que ma petite lettre d'Enghien est parvenue.