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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits [Chateaubriand → Mme de Duras], [fin décembre 1821]

Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire · Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire (suite)

[Chateaubriand → Mme de Duras], [fin décembre 1821]

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · chapitre 206 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

8 heures [fin décembre 1821].

On vous trompe et moi aussi. Croiriez-vous qu'ils ont eu l'insolence de me faire demander indirectement si j'accepterais la présidence de l'Instruction publique sans entrer au Conseil? Moi, chef de division sous Corbière! Les misérables ! Je n'ai jamais été si blessé. Mathieu1 a déjà perdu la tête de joie. Il faut prendre notre parti et ne plus nous tourmenter de cela. D'ailleurs, chaque jour qui s'écoule rend la chose plus difficile. Au reste, ils parlent aussi, mais vaguement, d'une ambassade. Voilà mes nouvelles. Savez-vous autre chose ?

1. Chateaubriand était mal renseigné. Villèle était l'opposant. Mathieu le voulait ministre. ↩

Corbière est venu J'étais sorti ; il reviendra à sept heures. Je vous manderai la suite. Je me contiendrai ; mais j'ai au fond du cœur quelque chose qui me dit qu'on me trompe. On ne veut que gagner du temps.

9 heures.

J'en tremble de colère en vous écrivant.

L'Instruction publique sans entrer au Conseil. Monsieur me demande à l'instant, sans doute pour me prêcher dans le mème sens. Je vais lui dire tout ce que j'ai sur le cœur. Je vous supplie de ne pas dire un mot de ce billet.

C'est Corbière qui a été le messager.