Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Mme de Chateaubriand → Rosalie de Constant, 23 juillet [1826], [Paris]
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[Paris] ce dimanche, 23 juillet [1826].
Je ne me pardonnerais pas, Mademoiselle, de ne vous avoir point encore exprimé tous mes sentiments de reconnaissance, si je n'avais été très malade depuis mon arrivée à Paris. Malgré toutes « vos rigueurs » et vos « torts hospitaliers », je ne puis me rappeler que vos bontés et tout le charme que j'ai trouvé dans les trop courts instants que j'ai passés près de vous. Ne cessez donc jamais, Mademoiselle, d'être « maussade » à votre manière; nous appelons cela à Paris de l'amabilité parfaite.
Je n'ai point encore vu Mme de Duras ; elle est allée prendre les eaux dans la vallée de Montmorency; elle m'a fait dire qu'elle était fort souffrante et ne voulait voir personne. Je suis convaincue cependant qu'elle vous excepterait et serait bien heureuse si vous veniez donner une douce distraction à ses maux ; aussi j'espère, Mademoiselle, que vous ne renoncerez pas tout à fait à un voyage qui comblerait de joie une ancienne amie et de nouvelles connaissances.
Permettez-moi de vous renouveler, Mademoiselle, l'expression de tous les sentiments que vous m'avez permis de vous offrir et dont je vous prie de vouloir bien agréer l'assurance.
La vicomtesse de Chateaubriand1.