Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
Chateaubriand → Mme de Duras, 28 [septembre 1817]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Ce dimanche matin 28 [septembre 1817].
Je suis au Roi et à la France. On a fait des fautes, on peut les réparer. J'oublie tout le mal qu'on m'a fait, et, si je puis être utile, je suis prêt.
Je vous remercie de votre longue lettre. Je ne vous écris qu'un mot, parce que je travaille et que l'heure de la poste me presse. Je pourrais bien aller à Paris dans les premiers jours de la semaine prochaine: ainsi, si vous me voyez apparaître tout à coup, ne soyez pas surprise. Toute ma peur, c'est qu'après le premier moment d'effroi, on ne s'endorme de nouveau, et que la vanité ne vienne s'opposer à une réconciliation à laquelle tient le salut de la France.