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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Livre premier — Enfance et jeunesse - amitie et passion (suite)

Livre premier — Enfance et jeunesse - amitie et passion

Livre premier — Enfance et jeunesse - amitie et passion (suite)

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · chapitre 30 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Ce qui pourrait sembler politesse raffinée et flatteur souvenir, « Ussé est grand et beau; mais l'habitation de cette petite maison au bout d'un verger, etc. » ou bien, ce qui serait effet de contraste et de poésie sous une autre plume, n'était, dans la lettre de Mme de Duras, que la traduction sincère d'une inquiétude vivement sentie, et l'expression d'une sage prévoyance. Ussé était une résidence trop magnifique pour la fortune actuelle de Me de Duras ; il y avait done défaut « d'harmonie ». Elle s'en ouvrit à l'amie, qui était sa « raison », et à l'ermite de la Vallée-aux-Loups, qui était sa « folie ».

Nous avons vu que Mme de La Tour du Pin ne craignit pas de s'engager dans la voie des conseils ; elle offrit même ses services pour une vente, et allégua, comme motif, les dots qu'il faudrait, peut-être sans tarder beaucoup, constituer à l'une et à l'autre fille.

Il se pourrait que Me de Duras eût, la première, touché ce point de vue essentiellement pratique et maternel.

Chateaubriand se contenta de formuler d'aimables souhaits : « Si vous vendez jamais Ussé, donnez-moi la préférence pour le voisinage; vous savez que je la mérite. »