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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)

Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras

Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 504 · chapitre 465 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Voici venir les dernières lettres de Chateaubriand à Me de Duras. On y constate qu'il ne cessa jamais d'être bon, « d'une grande bonté » envers la plus généreuse et la plus éprouvée de ses amies. Derniers échanges d'un long commerce ; gage d'une fidélité que ne réussirent à rompre ni la bonne ni la mauvaise fortune, ni la vie ni la mort.

On peut voir, aux dates, qu'elles se suivirent de près : il y en eut d'autres qui se sont égarées ou qui restent enfouies dans tel et tel château. D'autres encore furent adressées, tantôt à Félicie, tantôt à Clara, pour ménager la malade, mais à son intention, et qui ne se sont pas retrouvées. Simples, bonnes, douces à lire, et, avec un grain de poésie, telles que les aimait Mme de Duras. Ces lettres et billets font honneur à l'ami et à l'homme. Ils prouvèrent à la « noble Clara » que son « ami le plus cher » était aussi le plus assidu ; qu'il n'aurait garde de l'oublier jamais ; que sa pensée la suivrait dans ses voyages, la précéderait même et « l'attendrait sur sa route » ; qu'il serait de cœur avec elle dans les diverses stations de son pèlerinage, dans la lointaine solitude de son exil.

Je ne crains pas d'affirmer qu'avec les soins de Félicie et de Clara, ils lui furent rayon de joie et suprême consolation.

Une lettre de Mme de Duras à Rosalie de Constant est à lire avant celles de Chateaubriand.