Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand
Chateaubriand → Mme de Duras, 4 août 1817, Montgraham
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Montgraham, 4 août 1817.
Laissons toute cette affaire. Ce que je puis vous dire, c'est que vous ne comptiez pas que je supporterai jamais l'idée d'un résultat placé à l'ouverture des Chambres. Il n'y a parole de Duc et de Roi qui fasse rien à cela. Vous prêchez un converti sur le chapitre des expériences. Je ne crois à la reconnaissance de personne, et je sais parfaitement ce qui adviendrait dans un changement. C'est toujours moi que je satisfais dans ces cas-là ; jamais une idée d'intérêt ou de calcul ne me mène. Je suis malade et las, comme un chien, de la vie. Je finis ce billet, ne me sentant pas le courage d'écrire un mot de plus.