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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Chateaubriand → Mme de Duras, 9 octobre 1823, [Jeudi]

Livre IV — Chateaubriand ministre des affaires étrangères · Livre IV — Chateaubriand ministre des affaires étrangères (suite)

Chateaubriand → Mme de Duras, 9 octobre 1823, [Jeudi]

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 249 · chapitre 313 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

[Jeudi] 9 octobre 1823.

Les Rois m'ont empêché de vous écrire hier1. Au moins, ce matin vous recevrez le plus grand des courriers que j'ai déterminé au voyage. Chère sœur, voilà bien de la gloire2, et, ce qui vaut mieux, du repos. Maintenant, vous allez me lire Le Moine. J'irai l'entendre à Andilly dans quelques jours, si vous y êtes encore, ou à Paris, si vous revenez.

1. Il avait écrit aux Rois le 8 pour leur apprendre l'heureuse délivrance de S. M. Catholique et de sa famille (8 octobre 1823). ↩

2. Mercredi au soir, [8 octobre], à dix heures, le canon des Invalides a annoncé la délivrance de S. M. le roi Ferdinand et de la famille royale, Cette nouvelle a fait éclater à Paris les plus vifs transports de joie et d'allégresse. On s'abordait, on se félicitait, on s'embrassait, comme si c'était une seconde Restauration. Un nombre infini de maisons ont été illuminées. ↩

Je suis sorti pour aller chez vous : j'ai été arrêté par une conférence d'ambassadeurs, des courriers, des dépêches : demandez à Henri. Si je puis m'échapper ce soir un moment, j'irai vous chercher. Votre santé avant tout. Qu'importe l'Espagne si vous souffrez!