Livre IV — Chateaubriand ministre des affaires étrangères · Livre IV — Chateaubriand ministre des affaires étrangères (suite)
Chateaubriand → Mme de Duras, [27 décembre 1823]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Je ne suis pas allé chez vous hier, parce que j'ai été accablé d'affaires et du Conseil et des arrangements pour l'enterrement de cette pauvre Mue d'Acosta2 qui a lieu ce matin et où je vais [à l'Eglise de l'Assomption].
2. « Une personne connue depuis longtemps par son zèle pour les bonnes œuvres vient de succomber à une maladie longue et douloureuse. MIle Jenny d'Acosta est morte, le 25 [décembre 1823], dans un âge peu avancé. Intimement unie avec des sœurs vertueuses, elle vivait avec elles dans les exercices habituels de la piété et de la charité. Attaquée d'une maladie terrible, et que les médecins ne paraissent pas avoir connue, elle éprouva des douleurs cruelles contre lesquelles tous les secours furent impuissants. Mme la vicomtesse de Chateaubriand, sa parente, l'engagea à venir dans son hôtel, afin d'y être plus près d'un médecin qui avait donné quelque espérance de guérison. C'est là que Mme d'Acosta a trouvé le terme de ses maux, au milieu des soins de la plus tendre amitié. Le service funèbre a eu lieu dans l'église de l'Assomption, et le convoi était remarquable par la présence d'une centaine de ces enfants délaissés dont M'» d'Acosta était la protectrice. » ↩
Cela est sincère; car votre rivale [Mme de Castellane] n'est pas à Paris. J'irai vous voir ce matin. Ne vous tourmentez plus.
Ah ! bon Dieu, votre billet vient bien mal à propos, mais je suis accoutumé à vos injustices.