Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Humboldt → Mme de Duras, Septembre [1825]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Septembre [1825].
Une petite indisposition, des maux d'entrailles qui n'ont cédé que faiblement au remède à la mode de M. Promset [?] ont pu seules m'empêcher de passer une semaine entière sans vous voir. Je ne suis sorti absolument que le samedi soir pour aller droit à l'hôtel et jugez de mon désappointement. Vous nous tenez rigueur et pas même pour cause de santé. Je ne suis pas encore assez bien pour accepter votre aimable invitation de demain. Je ne vais pas même à l'Académie, mais je tâcherai de me guérir radicalement pour mercredi. Je n'aurai pas l'air d'aller vous voir au grand jour des loges. Mon grand jour est celui où je vous écoute, où je me rassure du bien que vous me voulez. Il était à prévoir que l'article Bessière serait très mal compris, qu'on confondrait Machiavel et l'auteur2. Le public spirituel a si peu d'intelligence; et les négrillons qui se mettent aussi à trouver aux marins des airs de l'ancienne chevalerie! C'est une maladie de 1818 qui, comme l'influenza, fait le tour du globe. Mille tendres et respectueux hommages. M. de N. espère l'arrivée d'un Roi comme celle du Messie. Je demanderais, avec M. de Tall[eyrand], ce que'cela nous rapportera. J'en frémis.
2. Article de Chateaubriand, « Paris, 4 septembre 1825 », où Machiavel est cité en passant. Voir, dans les Œuvres, Mélanges politiques et polémiques. ↩
H.