Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire · Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire (suite)
[Chateaubriand → Mme de Duras], Mardi matin
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Mardi matin.
Je ne sais si votre acide muriatique ou la tempête a produit cet effet : j'ai pensé mourir cette nuit. Toujours étouffant et prêt à m'évanouir, je n'ai pu me coucher qu'à deux heures ce matin, et j'ai encore été forcé de me tenir assis dans mon lit pour n'être pas suffoqué. Je suis un peu mieux ce matin, mais je ne sortirai pas. Je vais me tenir chaudement au coin de mon feu. Bertin n'est point venu, je ne sais rien, je ne crois à rien, je ne vous vois pas : tout cela est bien triste.