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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Mme de Duras → Chateaubriand, 14 novembre 1828 [1827], Nice

Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)

Mme de Duras → Chateaubriand, 14 novembre 1828 [1827], Nice

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · chapitre 480 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Nice, 14 novembre 1828 [1827].

Je vous ai envoyé un asclepias carnata : c'est un laurier grimpant de pleine terre, qui ne craint pas le froid et qui a une fleur rouge comme le camélia, qui sent excellent ; mettez-le sous les fenêtres de la bibliothèque du Bénédictin [Chateaubriand].

Je vous dirai un mot de mes nouvelles : c'est toujours la même chose ; je languis sur mon canapé toute la journée, c'est-à-dire tout le temps où je ne suis pas en voiture ou à marcher dehors : ce que je ne puis faire au delà d'une demi-heure. Je rêve au passé ; ma vie a été si agitée, si variée, que je ne puis dire que j'éprouve un violent ennui; si je pouvais seulement coudre ou faire de la tapisserie, je ne me trouverais pas malheureuse ! Ma vie présente est si éloignée de ma vie passée, qu'il me semble que je lis des mémoires, ou que je regarde un spectacle.