Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras
Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
La maladie de Me de Duras, à laquelle on était tenté de ne pas croire, se révéla dans toute sa gravité par une demi-paralysie, en août 1826.
Mme Swetchine va nous dire les circonstances de l'accident, ainsi que l'état d'âme qu'il provoqua chez la malade : ce récit se distingue par la délicatesse, l'élévation et la subtilité d'un beau talent habitué aux analyses morales.
Si riche en observations de tout genre, et si profondément émue que soit cette peinture de témoin et d'amie, elle m'en remet une autre en mémoire, plus émue, plus émouvante même, d'une touche plus délicate et plus fine : malgré la diversité des faits et des détails, elles se ressemblent par un certain aspect général, comme par le genre psychologique des observations. C'est la lettre où Me de Duras raconte à Mme Swetchine la soudaine folie de Mme de Noailles-Mouchy. Je conseille au lecteur, curieux des choses littéraires, de se livrer à ce rapprochement. Ni le talent ni le cœur de Mme de Duras ne risquent de paraître inférieurs au talent si hautement reconnu, au cœur si sensible et si noble de Mme Swetchine.