Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Humboldt → Mme de Duras, [juin 1826]
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[juin 1826].
J'ai passé ce matin chez M. de Bérenger, je l'ai trouvé très alarmé. Il dit qu'il se faisait encore bien des illusions lorsqu'il vous vous écrivait. Il croit que le danger augmente beaucoup...1
1. On a supprimé les détails trop techniques de la maladie de Me de Bérenger. ↩
Cette bonne et malheureuse femme! elle connaît son danger, et vous savez combien elle tenait à la vie, à ses affections. Sa position n'est pas désespérée, mais les alarmes me paraissent très fondées. Je sais que ces lignes vous attristeront beaucoup, mais vous me demandez la vérité tout entière, et j'ai le tort de mêler à mon récit l'expression de mes craintes et de ma douleur. De grâce, faites-moi donner quelques nouvelles sur votre état. M. de Bérenger est vivement touché de votre intérêt. Cette bonne Mme de Bérenger parle sans cesse de vous. Ne blâmez pas ces lignes, je ne puis faire l'historien impassible. De grâce, allez sur les côtes; soignez ces forces qui vous reviennent.