Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras · Livre VIII — Les dernières années de Mme de Duras (suite)
Chateaubriand → Mme de Duras, Mardi
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Mardi.
Ma gaité ressemble à la vôtre, à cela près qu'au moins je suis juste en étant triste. J'irai vous voir, quand, au travail nécessaire à ma vie à venir, je ne serai plus obligé de mêler les combats du moment.
Votre gros Lally est un infidèle : il n'y a que vous qui ne sachiez pas qu'il est amoureux d'une Grecque de Lyon à laquelle il avait promis d'écrire pour les Grecs. Quand il a appris que j'écrivais sur le même sujet, il a fui à Saint-Germain pour pleurer son ancienne amie. Quelle fatalité me jette sur le chemin de ce vieux fou, plus plat encore qu'il n'est gros ! Viendrez-vous samedi? C'est dans la semaine qui suivra le 5 d'août que j'irai vous voir dans votre forêt.