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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Chateaubriand → Mme de Duras, 1er octobre [1817]

Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)

Chateaubriand → Mme de Duras, 1er octobre [1817]

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 152 · chapitre 91 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Ce mercredi 1er octobre [1817].

Êtes-vous retournée au Désert? Je vais bientôt revenir au milieu des intrigues et du bruit. Je serai à Paris de samedi prochain en huit, 11 octobre. J'apporte un ouvrage, nous verrons ce qu'il sera bon d'en faire. Je ne suis point étonné du tour qu'ont pris les élections, ni du misérable triomphe dans lequel on va s'endormir. Comme si le mal était dans l'homme qu'on a voulu élire, et non pas dans la volonté connue de ceux qui lui ont donné 3.000 suffrages ! Pauvres gens ! Tout cela périra. C'est certain. On n'est point criminel ou stupide à ce point impunément. Je ne compte au reste sur rien pour mes affaires particulières : la même politique, qui tait qu'ils ne sentent pas leur position, les empêchera de sentir la paix et la prépondérance, d'un homme. Mais je suis si intimement convaincu à présent de la chute de tout ceci, que je suis devenu d'un calme plat sur ce qui me touche. Ils ne peuvent plus me nier mes prédictions. Mes idées ont raison: cela suffit. Peu importe que ma personne ait tort.

Je me fais une grande joie de vous revoir et pour longtemps. Vous voyez que vous pouvez encore m'écrire ici.