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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits [Chateaubriand → Mme de Duras], [20 décembre 1821]

Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire · Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire (suite)

[Chateaubriand → Mme de Duras], [20 décembre 1821]

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 202 · chapitre 202 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Jeudi matin, 10 heures [20 décembre 1821].

J'ai pensé mourir cette nuit de mon rhumatisme remonté dans la poitrine. Je suis mieux un peu ce matin et je me défends contre les médecins qui veulent m'assassiner avec des sangsues ou des vésicatoires. J'en serai quitte pour rester chez moi aujourd'hui, et voilà ma vraie peine. Mme de Ch. va plus mal, elle s'affaiblit, et elle vient d'avoir deux évanouissements ce matin. Voilà comme je suis arrangé par le ciel d'un côté et par mes amis de l'autre ; mais cela passera, car tout passe, excepté mon attachement pour vous.

5 heures et demie.

Je rouvre mon billet pour répondre au vôtre. Toute cette histoire d'ambassade vient de Monsieur et de ses amis qui ont l'idée de m'envoyer au dehors comme pis aller. D'ailleurs, tout cela m'importe peu. Je ne veux plus rien. Je vais écrire une petite lettre d'excuses et de respects à Monsieur. Je suis trop malade pour songer à rien.

Nous avons eu le comité de Marie-Thérèse. J'avais oublié de vous le dire. Je vais dîner chez Villèle ; après au illisible à l'Opéra. Ne vous fâchez pas.

Je ne sais si je le pourrai ; je l'essayerai, mais je souffre beaucoup, et j'ai un courrier.