Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
Mme de Duras → Mme Swetchine, 29 janvier 1818
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
M. de Chateaubriand s'est cassé un muscle de la jambe : le voilà pour quarante jours sur son canapé. Je vais le voir : mais vous n'avez pas l'idée du vide que fait dans ma vie de ne plus le voir une heure ou deux le matin dans ce cabinet, à penser tout haut avec moi. Je suis triste à mourir. Il n'y a rien de si intérieur que le bonheur; et, pourtant, que sont les objets extérieurs sans lui ? C'est la lumière qui les éclaire : tout est terne et sans vie quand il se retire...