Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)
Mme de Duras → Mme Swetchine, 19 août [1818]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Samedi, 19 août [1818].
Je vais a Paris le 23 au soir. Lord Wellington est arrivé, mais je n'espère rien. C'est égal, il faut agir de même ; mais tout ce que Je terai sera détruit par ce qu'écrit mon pauvre ami. Il est poussé à bout ; et jugez ce qui sortira de sa plume lorsqu'il ne ménagera plus rien et qu'il écrit dans le lieu où l'on a les opinions les plus exagérées. Il ne faut rien espérer : il y a des caractères et surtout des sortes de talent qui sont toujours opprimés ou qui se figurent l'être : il avait fallu forcer la nature pour tirer de là M. de Chateaubriand. Enfin il restera pair de France, mais s'il pouvait perdre cela, soyez sûre qu'il le perdrait.