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L'Enchanteur 1768—1848
La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits Chateaubriand → Mme de Duras, (novembre 1820)

Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand · Livre II — Madame de Duras protège Chateaubriand (suite)

Chateaubriand → Mme de Duras, (novembre 1820)

La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits · 1 min de lecture · p. 184 · chapitre 151 sur 505

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Dimanche soir (novembre 1820).

On m'a enfermé. - Les associés veulent que je fasse un article complet sur les élections1 pour jeudi, et ils ont raison : je ne puis donc vous voir que mardi. Nous allons aux nues! C'est dommage : nous aurions pu sauver la France si nous avions commencé six mois plus tôt. Maintenant, il est trop tard, parce qu'il est clair que la vanité ne voudra pas se sacrifier à la monarchie. Si par hasard j'avais fini demain, j'irais vous chercher. Je viens de voir Humboldt.

1. Les candidats de la droite et du centre droit enlevèrent les deux tiers des élections dans les collèges d'arrondissements (4 novembre), et, dans ceux des départements, les neuf dixièmes. La droite et l'extrême droite furent largement représentées : soixante-quinze députés de la Chambre introuvable reparurent. ↩

Les élections m'arrêtent ; on me fait écrire à toute la terre. Je ne pourrai vous voir que mardi. Rien de nouveau, d'ailleurs. L'Europe est à la guerre.