Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire · Livre III — Chateaubriand ambassadeur et plénipotentiaire (suite)
Chateaubriand → Mme de Duras, [Janvier 1822]
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[Janvier 1822].
Eh! Bon Dieu! Je sais tout cela. Que voulez-vous que j'y fasse ? N'est-il pas clair que Mathieu doit nommer Adrien de préférence à moi? Et d'ailleurs, cette ambassade, me la propose-t-on ? Rester en dehors de tout est-ce qu'il y a de mieux.
Vous radotez sur l'Abbaye. Je n'y dis rien, je n'y tais rien, mais ce bruit, que je dois ou que je veux aller à Londres, est si public, si général, c'est une idée si naturelle et qui se présente à tant de monde, qu'on dit cela partout sans qu'il y ait de secret confié ou trahi.
Je suis enfin en paix, parce que je né veux rien et que je me suis habitué à cette idée. Alors, peu m'importe l'opposition du Centre ou le refroidissement de la Droite, s'il doit avoir lieu.
Pouvez-vous me demander ce que je deviendrai? Je deviendrai moi. Je suis désolé de votre rhume.
3 heures et demie.
J'apprends que c'est lait et signé, mais ce n'est pas encore Villèle. Voici ce que j'apprends par Forbin : Mathieu a parlé hier au Roi. La chose est décidée, mais il serait possible qu'elle ne fût pas terminée légalement aujourd'hui.
J'attends chez moi plus ample éclaircissement.
5 heures.
Lisez ce billet de Mathieu ; renvoyez-le moi. Enfin, l'affaire est faite .
Je viens de vous envoyer le billet de Mathieu : c'est fait. Je n'ai pu aller chez vous, il était trop tard, et nous allons dîner. Ce soir je ne sortirai pas. J'ai vingt lettres à écrire.