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L'Enchanteur 1768—1848
Marie-Thérèse, duchesse d'Angoulême, portrait par Antoine-Jean Gros

Personnes

Marie-Thérèse, duchesse d’Angoulême

19 décembre 1778 – 19 octobre 1851 ·

Fille de Louis XVI, « Madame Royale », patronne de l’infirmerie Marie-Thérèse fondée par Céleste. Chateaubriand la retrouve en exil, à Carlsbad, en 1833.

En bref

Naissance19 décembre 1778 — Versailles
Mort19 octobre 1851 — Lanzenkirchen
Sépultureéglise de l’Annonciation de Kostanjevica
RencontresGand (1815) ; Carlsbad, juin 1833 : entrevue dans « une obscure maison de Carlsbad », déchiffrement « au haut d’un escalier » des lettres de la duchesse de Berry (Mémoires, livres XXXVIII et XXXIX).
Dans les Mémoires61 mentions (relevé automatique) : livres V (8) ; XXII (25, 26) ; XXIII (3, 9, 20) ; XXVIII (1, 16) ; XXXII (6, 16) ; XXXIII (1) ; XXXV (11) ; XXXVI (1, 3) ; XXXVII (3, 4, 14) ; XXXVIII (1, 2, 3, 4, 5) ; XXXIX (1) ; XL (4, 7) ; XLI (1, 4) ; XLII (9) ; livre « Madame Récamier ».
RéférenceWikidata Q659488
Correspondance2 lettres dans la Correspondance (2 reçues).

Sa vie

Marie-Thérèse-Charlotte de France, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, seule survivante de la famille royale enfermée au Temple (1792-1795), échangée contre des prisonniers français en décembre 1795. Elle épouse en 1799 son cousin le duc d’Angoulême. Héroïne de la résistance de Bordeaux aux Cent-Jours, dauphine de 1824 à 1830, elle suit Charles X en exil et meurt à Frohsdorf en 1851.

Avec Chateaubriand

Elle accorde son patronage à l’infirmerie Marie-Thérèse fondée par Céleste en 1819. En mai 1833, Chateaubriand, porteur des messages de la duchesse de Berry, va la trouver aux eaux de Carlsbad ; il note la sécheresse du billet qu’elle lui remet pour sa belle-sœur.

La chapelle expiatoire

Portrait de la duchesse d'Angoulême exposé à la chapelle expiatoire ; sur le cartouche : « Donné par la Reine »
Portrait de la duchesse d'Angoulême exposé à la chapelle expiatoire ; sur le cartouche : « Donné par la Reine » — photo Rémi Vernier, 3 avril 2024

Sur le cimetière de la Madeleine, où ses parents avaient été inhumés, s’élève à partir de 1815 la chapelle expiatoire. Chateaubriand, qui a assisté à l’exhumation de leurs restes (voir la fiche du cimetière de la Madeleine), dit le monument élevé « à la pieuse voix de madame la Dauphine ».

« J’assistai à cette exhumation dans le cimetière où Fontaine et Percier ont élevé depuis, à la pieuse voix de madame la Dauphine et à l’imitation d’une église sépulcrale de Rimini, le monument peut-être le plus remarquable de Paris. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 25. · Lire le passage

Selon un panneau exposé dans la chapelle, elle participe au financement des travaux, intervient auprès de l’architecte Pierre Fontaine et offre les candélabres de la nef ; la première messe y est célébrée le 21 janvier 1824, et elle vient s’y recueillir dans la chapelle basse, où un siège et un prie-Dieu lui sont réservés. Le tableau de Turpin de Crissé montre son fauteuil vide au premier plan.

Une messe à la chapelle expiatoire : au premier plan, le fauteuil vide de la duchesse
Une messe à la chapelle expiatoire : au premier plan, le fauteuil vide de la duchesse — Lancelot Théodore Turpin de Crissé, vers 1835, musée Carnavalet ; Wikimedia Commons, domaine public

Dans les Mémoires

« Je fus frappé de la réserve de ce billet : quelques expressions vagues d’attachement couvraient mal la sécheresse du fond. »

Mémoires d’outre-tombe, livre XXXVIII, chapitre 4. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXII, XXXVIII et XXXIX
Panneaux exposés dans la chapelle expiatoire, relevés par l’auteur du site le 3 avril 2024

Dans le journal

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