Fille de Louis XVI, « Madame Royale », patronne de l’infirmerie Marie-Thérèse fondée par Céleste. Chateaubriand la retrouve en exil, à Carlsbad, en 1833.
En bref
| Naissance | 19 décembre 1778 — Versailles |
|---|---|
| Mort | 19 octobre 1851 — Lanzenkirchen |
| Sépulture | église de l’Annonciation de Kostanjevica |
| Rencontres | Gand (1815) ; Carlsbad, juin 1833 : entrevue dans « une obscure maison de Carlsbad », déchiffrement « au haut d’un escalier » des lettres de la duchesse de Berry (Mémoires, livres XXXVIII et XXXIX). |
| Dans les Mémoires | 61 mentions (relevé automatique) : livres V (8) ; XXII (25, 26) ; XXIII (3, 9, 20) ; XXVIII (1, 16) ; XXXII (6, 16) ; XXXIII (1) ; XXXV (11) ; XXXVI (1, 3) ; XXXVII (3, 4, 14) ; XXXVIII (1, 2, 3, 4, 5) ; XXXIX (1) ; XL (4, 7) ; XLI (1, 4) ; XLII (9) ; livre « Madame Récamier ». |
| Référence | Wikidata Q659488 |
| Correspondance | 2 lettres dans la Correspondance (2 reçues). |
Sa vie
Marie-Thérèse-Charlotte de France, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, seule survivante de la famille royale enfermée au Temple (1792-1795), échangée contre des prisonniers français en décembre 1795. Elle épouse en 1799 son cousin le duc d’Angoulême. Héroïne de la résistance de Bordeaux aux Cent-Jours, dauphine de 1824 à 1830, elle suit Charles X en exil et meurt à Frohsdorf en 1851.
Avec Chateaubriand
Elle accorde son patronage à l’infirmerie Marie-Thérèse fondée par Céleste en 1819. En mai 1833, Chateaubriand, porteur des messages de la duchesse de Berry, va la trouver aux eaux de Carlsbad ; il note la sécheresse du billet qu’elle lui remet pour sa belle-sœur.
La chapelle expiatoire

Sur le cimetière de la Madeleine, où ses parents avaient été inhumés, s’élève à partir de 1815 la chapelle expiatoire. Chateaubriand, qui a assisté à l’exhumation de leurs restes (voir la fiche du cimetière de la Madeleine), dit le monument élevé « à la pieuse voix de madame la Dauphine ».
« J’assistai à cette exhumation dans le cimetière où Fontaine et Percier ont élevé depuis, à la pieuse voix de madame la Dauphine et à l’imitation d’une église sépulcrale de Rimini, le monument peut-être le plus remarquable de Paris. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 25. · Lire le passage
Selon un panneau exposé dans la chapelle, elle participe au financement des travaux, intervient auprès de l’architecte Pierre Fontaine et offre les candélabres de la nef ; la première messe y est célébrée le 21 janvier 1824, et elle vient s’y recueillir dans la chapelle basse, où un siège et un prie-Dieu lui sont réservés. Le tableau de Turpin de Crissé montre son fauteuil vide au premier plan.

Dans les Mémoires
« Je fus frappé de la réserve de ce billet : quelques expressions vagues d’attachement couvraient mal la sécheresse du fond. »
Mémoires d’outre-tombe, livre XXXVIII, chapitre 4. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXII, XXXVIII et XXXIX
Panneaux exposés dans la chapelle expiatoire, relevés par l’auteur du site le 3 avril 2024



