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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier Appendice. Les exilés sous le premier Empire

Appendice. Les exilés sous le premier Empire

Madame Récamier · 14 min de lecture · p. 393–406 · chapitre 209 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

On n'a jamais, que nous sachions, essayé de dresser une liste des personnes exilées sous le premier empire. L'entreprise n'est point facile, car la communication des papiers de l'ancienne administration de la police générale est absolument interdite, et il faut reconnaître que ce n'est point sans motifs légitimes qu'on dérobe à la curiosité publique des pièces dont la communication pourrait souvent compromettre l'honneur des familles, en accréditant des faits, la plupart du temps faux, articulés dans les dénonciations adressées à la police.

Ce n'est donc qu'en compulsant les mémoires de cette époque, en faisant appel à des souvenirs individuels, en recueillant autour de soi des traditions de famille que l'on peut arriver à rassembler les éléments d'une liste de cette classe de proscrits. C'est ce que nous avons fait avec soin et persévérance et nous pouvons du moins affirmer la parfaite certitude de tous les noms que nous reproduisons. Mais combien n'en est-il pas que nous ignorons? car il y a eu des exilés dans tous les rangs de la société, il y en a eu sur toute la surface de l'empire français, il y en a eu dans les classes obscures comme dans l'aristocratie, parmi les jacobins comme parmi les royalistes. Les motifs d'exil étaient aussi nombreux que variés. Un dévouement notoire, bien qu'inerte, aux princes de la maison de Bourbon, cause d'exil. Des relations avec le pape prisonnier ou avec les cardinaux auxquels Napoléon interdisait de porter la pourpre et qu'on désignait sous le nom de cardinaux noirs, cause d'exil. Des opinions entachées de républicanisme ou même de libéralisme, cause d'exil. Des rapports d'amitié avec des exilés, cause d'exil. Et, sans compter tout ce que la délation, la malveillance ou le caprice d'un fonctionnaire pouvaient fournir de motifs à la rigueur du gouvernement, il y avait cette cause articulée quand on n'en avait pas d'autres, mauvais esprit dans les sociétés, qui permettait de tout atteindre. L'ordre d'exil sous le premier empire c'était la lettre de cachet de l'ancien régime, sans responsabilité, sans contrôle, sans publicité.

Par exemple, on se rachetait de l'exil : les très-grands seigneurs en acceptant des fonctions de chambellan, et leurs femmes une place à la cour. On obtenait la révocation de son exil en mettant son fils dans la garde impériale. On y échappait en donnant sa fille en mariage à un général favori du maître; et dans ce cas on donnait pour dot à la jeune personne tous les biens de la famille dont se trouvaient ainsi dépouillés les parents du même nom qui y avaient droit, cousins ou autres.

En attendant un travail plus complet que le nôtre, voici les noms que nous avons recueillis. Les mémoires du duc de Rovigo et l'histoire à la fois si impartiale et si dramatique des démêlés de l'Église romaine avec le premier empire de M. le comte d'Haussonville nous ont fourni des renseignements importants.

Mme DE STAËL (la baronne). - Premier ordre d'exil, octobre 1803. Pluviôse an XI.

En mai 1806 on lui accorde l'autorisation de résider à Auxerre (Yonne).

Le 14 septembre de la même année on lui permet de se rendre à Rouen. Elle habite momentanément le château d'Acosta, commune d'Aubergenville (Seine-et-Oise), qu'elle reçoit l'ordre de quitter le 21 avril 1807 pour se rendre à Coppet.

Le 26 novembre 1808 Mme de Staël est autorisée à aller à Besançon.

Au commencement de l'été de 1810, ayant soumis le manuscrit de son ouvrage sur l'Allemagne à la censure impériale et le libraire ayant été autorisé à imprimer, elle obtient la permission de s'établir auprès de Blois (Loir-et-Cher), dans le château de Chaumont-sur-Loire, puis à Fossé, d'où elle pouvait, à la distance de quarante lieues qui lui était imposée, surveiller l'impression de son livre.

Ce fut en Touraine, en octobre 1810, que l'ordre de partir sous trois jours lui fut signifié en même temps que fut opérée la saisie et la mise au pilon des dix mille exemplaires de son ouvrage.

Retournée à Coppet, Mme de Staël s'en échappa le 23 mai 1812 avec tant de mystère que les habitants du village ne soupçonnèrent pas sa fuite et que la police impériale n'en fut avertie que trois jours après.

Elle se rendit en Angleterre en passant par la Russie et la Suède.

Mme DE NADAILLAC (en secondes noces duchesse des Cars). - Exilée le 3 février 1806 aux îles Sainte-Marguerite : elle fut plus tard autorisée à résider à Tours.

OLIVIER DE VÉRAC (le marquis). - Exilé en janvier 1806, se retira d'abord à Bruxelles, puis à Mons, d'où il fut autorisé à faire des voyages à sa terré du Tremblay; le 27 juillet 1810, son exil fut révoqué, mais il accepta le titre et les fonctions de chambellan.

DE CROY (le duc et la duchesse). - Exilés dans la terre de Rœulx, près de Mons, le 2 février 1806. Cette terre appartenait au prince de Croy-Solre.

DE LÉON (le prince et la princesse), (plus tard duc et duchesse de Rohan-Chabot). - Exilés à la Roche-Guyon : leur fils aîné, Auguste de Rohan-Chabot qui fut duc de Rohan Chabot, puis archevêque de Besançon et cardinal, fut, en 1812, nommé chambellan et obtint ainsi la révocation de l'exil de ses parents.

D'AVARAY (le duc) et sa femme, DE GÈVRES (la vieille duchesse), DE Tourzel (la duchesse), DE CHAROST (la duchesse) et sa fille, DE TOURZEL (le marquis et la marquise), Exilés en 1806, rappelés je crois en 1811.

M. DE MONTROND. - Exilé et interné à Anvers, transféré en 1811 au château fort de Ham.

Pendant les Cent jours, Napoléon le chargea d'une mission secrète pour l'impératrice Marie-Louise à Vienne.

Mme DE LA TRÉMOILLE (la princesse Louis). Elle était belle-sœur de la duchesse de la Trémoille et de la princesse de Talmont.

Dans une lettre de Mme de Staël à Mme Récamier, datée de 1811, parlant de leurs consœurs d'exil et de Mme des Cars, elle ajoute : « Vous a-t-on dit qu'on a refusé à Mme de la Trémoille d'aller dans la ville voisine de sa terre soigner la santé de son mari? »

L'exil de Mme de la Trémoille remonte vraisemblablement à 1806. Elle le passa au château du Pezeau en Berry. Pendant la guerre de Russie, son neveu, le prince de Talmont qui s'était brillamment distingué, demanda et obtint le rappel de sa tante.

CHARLES DE DAMAS (la duchesse), Sœur de Mme Louis de la Trémoille, fut traitée avec la même rigueur.

MATHIEU DE MONTMORENCY (le Vicomte, puis duc), exilé le 17 août 1811, à quarante lieues de Paris.

Ce fut à l'occasion de l'emprisonnement des cardi naux noirs qu'une association, présidée par l'abbé Legris-Duval, se forma pour venir pécuniairement er aide à ces membres courageux du sacré collége Mathieu de Montmorency figurait parmi les plus géné reux donataires, et sans doute son dévouement à la cause du souverain pontife contribua, autant que ses relations avec Mme de Staël à décider son exil.

Mme JULIETTE RÉCAMIER (née BERNARD), exilée le 17 août 1811, à quarante lieues de Paris.

Le duc de Rovigo, dans ses mémoires, dit, en parlant de son entrée au ministère de la police et de la liste des exilés qu'il mit sous les yeux de l'empereur :

« L'empereur me donna l'ordre de lever tous les obstacles qui s'opposaient au retour de ces mêmes personnes dans leurs familles, excepté Mme de Chevreuse, Mme de Staël, M. de Duras, M. de Lasalle et Mme Récamier. »

ALEXIS DE NOAILLES (le comte), petit-fils du maréchal de Mouchy.

En 1809 il répandit la bulle d'excommunication que le pape Pie VII avait lancée au moment de son arrestation contre Napoléon. Mis en prison pour ce fait, il dut la liberté à son frère Alfred de Noailles, qui était au service et qui ayant apporté avec une singulière diligence des nouvelles très-importantes de l'armée, répondit à l'empereur qui l'interrogeait sur la récompense qu'il pourrait lui offrir : « qu'il sollicitait l'élargissement de son frère. » Sa demande fut accordée. Mais bientôt, menacé d'être arrêté de nouveau, le comte Alexis de Noailles se décida à quitter la France. Il n'y rentra qu'en 1814.

HERMESSINDE DE NARBONNE, duchesse DE CHEVREUSE. -

Exilée en 1808. On lui avait imposé le titre et les fonctions de dame de l'impératrice. Lorsque les princes espagnols détrônés furent amenés en France, l'empereur voulut l'attacher au service de la reine d'Espagne. Elle refusa et motiva ce refus en disant « qu'elle pouvait être prisonnière, mais qu'elle ne serait jamais geôlière, » de là son exil. Elle alla successivement à Caen, à Montpellier, à Lyon, à Grenoble, et, quoique mourante, ne put jamais obtenir l'autorisation de se rapprocher à moins de quarante lieues de Paris, ni de résider au château de Dampierre. Elle succomba le 5 juillet 1818, à Lyon, à une maladie de poitrine.

M. DE BARTILLAC (le marquis), propriétaire de Sellessur-Cher, près Valençay, accusé de complicité dans le projet d'évasion des princes espagnols, exilé en 1808.

DE SAINT-AIGNAN (la duchesse) et son fils RAYMOND DE

Beauvillier. 1808

Lorsque les princes espagnols furent internés en France et installés au château de Valençay dont la forêt était attenante aux bois de Saint-Aignan, ils eurent d'abord la liberté d'y chasser. Quelques gentilshommes français, au nombre desquels il faut mettre MM. Adrien et Mathieu de Montmorency, conçurent l'idée de faire évader ces princes. Des indiscrétions commises mirent le gouvernement impérial sur la trace de ce complot. Les princes espagnols furent plus strictement surveillés et leur captivité resserrée dans l'enceinte du parc de Valençay.

Mme de Saint-Aignan et son jeune fils soupçonnés d'avoir connu ces projets d'évasion furent arrêtés et amenés dans la prison de Blois. Mme de Saint-Aignan, infirme et veuve, avait déjà perdu trois fils morts tous de la poitrine. Il lui en restait un seul âgé de 18 ans et fort délicat. Elle passa six mois en prison avec lui, sans pouvoir se résoudre à accepter la condition mise à son élargissement, qui était que son fils, Raymond de Beauvillier entrerait à l'école de Saint-Cyr et prendrait du service. La santé si frêle de cet enfant unique s'étiolait et dépérissait dans la prison. Le spectacle de ce dépérissement décida le consentement de la duchesse de Saint-Aignan. Son fils entra à Saint-Cyr, mais sa santé était si délicate qu'au bout de peu de mois, le général, commandant l'école, le renvoya à sa mère. Il mourut de la poitrine à 21 ans.

M. DE SAINT-PRIEST, ancien ministre de Louis XVI, fut banni à soixante et dix-huit ans de Genève, de France et d'Italie, pour le punir d'avoir un fils au service de Russie. 1812.

M. DE LASALLE (le chevalier, puis comte), fut dix ans exilé.

Mme D'AVEAUX. Le duc de Rovigo dit dans ses mémoires (p. 398), qu'elle fut exilée sur la délation d'un domestique.

Après l'arrestation et pendant la détention du Souverain Pontife Pie VII, la persécution contre le clergé prit des proportions inouïes. Les treize cardinaux qui, par scrupule de conscience, refusèrent d'assister à la cérémonie religieuse du mariage de Napoléon avec Marie-Louise, Consalvi, Oppizzoni, di Pietro, etc., arrêtés, obligés de se dépouiller des insignes cardinalices et de revêtir le costume des simples ecclésiastiques, furent exilés deux par deux à Reims, à Réthel, à Mézières, à Saint-Quentin, à Sedan, à Charleville. Trois d'entre eux furent internés à Semur. 1810.

En janvier 1811, M. PORTALIS, conseiller d'État, fils de l'ancien ministre des cultes, fut exilé 2 quarante lieues de Paris.

En 1812, M. Molé, grand juge, le proposa à l'empereur comme premier président à la cour d'Angers, et le fit nommer.

Monseigneur DE BROGLIE, évêque de Gand, fils du dernier maréchal de ce nom. L'une des plus nobles et des plus héroïques figures de l'épiscopat français au xixe siècle. Exilé en 1812.

Évêque d'Acqui, 1803.

Évêque de Gand, 1807.

Napoléon lui reproche son peu de zèle et l'oblige à renvoyer son grand vicaire, M. Lesurre, 10 août, 1809.

Refuse en 1810 la Légion d'honneur à cause du serment qu'il trouve contraire à sa conscience.

Plein de courage dans le concile de 1811 où il se prononce contre toutes les demandes de Napoléon, relatives à l'institution des évêques.

Est arrêté le 12 juillet 1811 avec les évêques de Tournay et de Troyes, et enfermé à Vincennes.

Exilé à Beaune en 1812.

Transféré en 1813 aux îles Sainte-Marguerite, puis ramené à Beaune.

Juin 1813, M. d'Osmond est nommé à sa place à l'évêché de Gand.

Le 8 juillet 1813, on arrache, par la violence, à M. de Broglie une renonciation à son siége. Il la signe parce que cet acte ne révoque point les pouvoirs qu'il avait donnés à ses grands vicaires lors de son arrestation de 1811, En punition de la résistance du clergé à l'évêque nommé, le grand séminaire de Gand est incorporé tout entier dans l'armée. M. de Broglie reprend possession de son siége en 1814.

Il refuse, le 28 juillet 1815, le serment exigé des évêques par le roi des Pays-Bas.

Son refus est approuvé par Pie VII, par un bref du 1er mai 1816.

Il rédige les représentations des évêques belges au roi des Pays-Bas, le 17 février 1817.

Décrété d'accusation en mars 1817, il refuse de reconnaître la compétence des tribunaux.

Arrêté quelques jours après, il parvient à s'enfuir et à gagner la France.

Le 8 novembre 1817, la Cour d'appel (et non le jury) jugeant au criminel, le condamne par contumace à l'exposition, à la déportation et à la mort civile. (On voit que le gouvernement des Pays-Bas n'y allait pas de main morte.) En février 1818, le roi des Pays-Bas, arguant du jugement rendu contre l'évêque de Gand, déclare le siége vacant. Résistance du clergé. Les grands vicaires, les chanoines sont emprisonnés, et pour la seconde fois, le personnel du grand séminaire est incorporé dans l'armée, non plus française, mais hollandaise.

Mer de Broglie mourut à Paris le 28 juillet 1821. En même temps que l'évêque de Gand, c'est-à-dire pour leur résistance, aux volontés de Napoléon dans le concile, les évêques de Troyes (M. de Boulogne), de Tournay (Him), saisis dans leurs lits, furent enfermés dans le donjon de Vincennes.

Leur détention fut ensuite transformée en exil, après qu'on leur eut fait donner la démission de leurs siéges. L'évêque de Tournay reçut l'ordre d'habiter Gien, et Falaise fut assigné comme résidence à l'évêque de Troyes.

Sur un état des personnes qui ont été exilées de Paris d'après les ordres du dernier gouvernement et dont on propose d'autoriser le retour, ledit état approuvé le 25 avril 1814 par le comte d'Artois, lieutenant général du royaume, et contre-signé par le baron de Vitrolles, on retrouve le nom de Mme de Staël : on y lit également à son ordre alphabétique :

Récamier : Date de la décision : Motifs :

(La dame). Août 1811. Mauvais esprit

dans les sociétés.

Lieu où elle a été envoyée : Rome.

C'est en effet le lieu que Mme Récamier habitait au moment de la chute du premier empire.

On trouve sur cet état comme devant être l'objet d'une mesure de rappel les personnes notables suivantes qui avaient été éloignées à diverses époques de Paris :

Mgr BERTIER DE SAUVIGNY, exilé en 1811; D'HoZIER, frère du comte d'Hozier, condamné à mort comme complice de Georges Cadoudal et gracié par Napoléon ;

LECOURBE (le général); LALLY TOLLENDAL (le comte DE), envoyé à Bordeaux pour son mauvais esprit;

Hulot (le général), beau-frère du général Moreau; REY (le général), ancien consul aux États-Unis, exilé à Valence (Drôme) ;

RIVAROL, exilé à Bagnols ; ELZÉAR DE SABRAN (le comte), exilé à Plombières en février 1812, comme prévenu d'avoir entretenu avec Mme de Staël, en Suède, une correspondance et d'avoir manifesté un mauvais esprit dans les sociétés ;

Les ex-Conventionnels COLOMBEL et LAIGNELET, DE BROGLIE, évêque de Gand.

Outre la catégorie des exilés, il y avait sous le premier empire celle des prisonniers d'État, détenus dans diverses forteresses.

Rovigo, dont les assertions ont toujours besoin d'être contrôlées et qu'on trouve souvent inexactes, ne peut cependant pas être accusé de grossir les faits à la charge du gouvernement qu'il servait et de sa propre administration, le duc de Rovigo reconnaît que le chiffre des prisonniers d'État s'élevait à plus de six cents. Il les divise en plusieurs classes et n'admet pas que celle des détenus pour délits politiques ait dépassé quarante. Il nie toute détention cachée. Cependant il avoue que deux prisonniers d'État furent détenus sous des noms supposés pour éviter toute entreprise de communiquer au dehors. C'étaient, ajoute-t-il, deux chefs d'insurgés espagnols.

Parmi les prisonniers d'État, nous citerons l'abbé d'AsTROS, vicaire général de Paris, et plus tard archevêque de Toulouse. Arrêté le 1er janvier 1811, il ne sortit de Vincennes qu'en 1814, après la chute de l'empire;

Le cardinal Pacca, arrêté en 1809, tenu au secret à Grenoble, puis transféré à Fénestrelle, où il passa 4 ans ;

Le DUC DE SAINT-SIMON, gouverneur de Madrid, au moment où les Français s'emparèrent de cette ville, détenu à Besançon;

L'abbé Muzzi; Les chanoines MANCINI et RANCIA; L'avocat PIETRO VALENTINI, gardé dans la forteresse de Fénestrelle, etc., etc.

1810. Dix-neuf évêques des États Romains furent arrêtés et expédiés en France sous escorte de gendarmes pour y vivre exilés dans de petites villes de province.

Dix d'entre eux :
MMErS SIMONE, évêque de Nessi;
MENDELLI, évêque de Terracine;

PIEZILEONI, évêque d'Acquapendente ;

PINCHETTI, évêque d'Amelia ; LAMBRUSCHINI, évêque d'Orvieto ; BENIGNI, évêque de Terni; GAZZOLI, évêque de Lodi.

Ainsi que les évêques de Foligno, d'Assisi et de Nocera, furent conduits les uns à Bourg, les autres dans de petites localités du département de l'Ain.

En même temps deux cents prêtres italiens étaient exilés en Corse.

Le 4 septembre 1812, FRANÇOIS - RENÉ DE CHATEAU-BRIAND (le vicomte) reçut du préfet de police l'ordre de s'éloigner de Paris. Il se retira à Dieppe.

Fin