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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier Madame Récamier et les amis de sa jeunesse (suite)

Madame Récamier et les amis de sa jeunesse (suite)

Madame Récamier · 1 min de lecture · p. 133 · chapitre 81 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Toutes les tristesses qui avaient pesé sur l'âme de Camille Jordan ne tardèrent pas en effet à se dissiper; rassuré sur les santés qui lui étaient les plus chères, il reprit bientôt l'activité de son esprit et sa vive imagination se retrempa aux conversations d'une personne avec laquelle tous les sentiments élevés et tous les nobles enthousiasmes lui étaient communs.

L'hôtel de l'Europe comptait alors parmi ses hôtes la belle et fantasque duchesse de Chevreuse. Exilée depuis quatre ans, cette élégante et fière grande dame expiait le crime de sa résistance à un ordre de Napoléon. Quant à Mme Récamier, en rappelant les souvenirs douloureux de ce temps de proscription, elle était bien près de bénir cette dure époque qui lui avait, disait-elle, donné le bon Ballanche. C'est, en effet, dans l'été de 1812 que Camille Jordan présenta Ballanche à Mme Récamier.

Nous plaçons ici à sa date un billet de Camille écrit pendant un séjour passager de Talma à Lyon.