Madame Récamier et les amis de sa jeunesse (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Nous ne retracerons pas ici toutes les distractions, tous les succès qui attendaient à Coppet celle que l'on appelait la belle amie : nous nous y sommes assez étendus dans les Souvenirs et Correspondances. L'été de 1807, grâce à la présence de Mme Récamier, fut une des époques les plus animées de ce château, où le génie de Mme de Staël créait pour ses hôtes une atmosphère qui charmait le cœur et l'intelligence.
Mme Récamier ne voulait point quitter les bords du lac de Genève où Camille Jordan avait été vainement attendu, sans revoir cet ami de ses premières années; elle lui avait donc annoncé son projet de s'arrêter à Lyon en retournant à Paris. Nous n'avons que la réponse de Camille.