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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)

Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)

Madame Récamier · 1 min de lecture · p. 280 · chapitre 163 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

M. Mérimée s'était fort honoré par ces scrupules, même aux yeux des amis du gouvernement qu'il refusait de servir; nous avons eu plaisir à rappeler les souvenirs d'un temps où il appartenait tout entier aux lettres, et plût à Dieu que cet admirable écrivain ne leur eût jamais été infidèle !

Cependant la douceur du climat de la Provence, un repos absolu et les soins de la tendresse filiale avaient presque rendu la santé à André Ampère; il était venu avec son fils d'Hyères à Marseille, où les attendait un accueil plein de cordialité et de respect. Cédant aux pressantes sollicitations qui lui furent adressées, J.-J. Ampère consentit à faire à l'Athénée de cette ville un cours de littérature, dans lequel, tout en développant avec beaucoup d'éclat ses idées sur la poésie de tous les peuples, il donna cependant comme cadre à ses leçons les littératures du nord de l'Europe. Les amis du jeune professeur attendaient à Paris avec anxiété de savoir quel serait le résultat de ce début. Mme Récamier lui écrivait :