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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier [Mathieu de Montmorency] → [Mme Récamier], Ce jeudi à cinq heures

Madame Récamier et les amis de sa jeunesse (suite)

[Mathieu de Montmorency] → [Mme Récamier], Ce jeudi à cinq heures

Madame Récamier · 1 min de lecture · p. 29 · chapitre 21 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Ce jeudi à cinq heures.

« Permettez-moi, aimable Juliette, de griffonner précipitamment quelques mots qui vous prouveront au moins le plaisir que j'ai eu à exécuter vos ordres, et celui que je trouverais à vous procurer un peu de tranquillité dans un sentiment si touchant. J'ai été aujourd'hui même à 3 heures avec Adrien chez madame votre mère, qui nous a reçus et qui était avec deux ou trois dames. Elle se trouvait mieux aujourd'hui et avait fait une assez longue promenade en chaise à porteur. Elle est faible et bien pâle, mais sûrement pas plus mal qu'à votre départ. Elle sera charmée de vous revoir, mais elle jouit de votre voyage comme vous faisant du bien ; d'après cela je ne vous ai pas annoncée avant les premiers jours de la semaine prochaine: vous pouvez donc accorder l'humble supplique de Camille qui ne peut vous arriver que lundi pour dîner et qui vous demande en grâce de l'attendre. Vous ne le lui refuserez pas, et votre sentiment si aimable donnera quelques soins de plus à votre malheureuse amie, pour laquelle j'ai bien apprécié vos grâces charmantes. - J'aurai bien des choses à vous demander et à vous dire à votre retour. Vos petits billets ont été remis suivant vos ordres. - Je vous présente mes tendres hommages. »