Madame Récamier et les amis de sa jeunesse (suite)
[Mathieu de Montmorency] → [Mme Récamier], 28 août 1811
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
« Ce 28 août 1811.
« Je n'ai pas besoin de vous dire, aimable amie, ce que nous éprouvons tous en ce moment, le pire encore c'est l'état de notre pauvre amie qui se reproche tout par excès de délicatesse, ce qui me fait sentir véritablement la peine de cette petite persécution, contre laquelle sans cela je me trouverais de la force. Cependant je vous avouerai que votre pensée serait une de celles que j'ai besoin d'éloigner en ce moment pour ne pas être faible. Mais avec votre bonté et votre générosité ne trouverons-nous pas quelque moyen de n'être pas trop longtemps sans nous voir? dans ce moment si vous n'écoutiez que les sentiments qui sont en vous et que vous voulussiez venir ici, tout simplement je crois que c'est à notre amie que vous feriez du mal ; choisissez entre un petit voyage court et mystérieux ou une station à Fribourg où nous irions vous voir »