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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier [Mathieu de Montmorency] → [Mme Récamier], [10 septembre]

Madame Récamier et les amis de sa jeunesse (suite)

[Mathieu de Montmorency] → [Mme Récamier], [10 septembre]

Madame Récamier · 1 min de lecture · p. 86 · chapitre 59 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« Je ne vous ai pas encore remerciée de votre aimable petit mot en partant. J'attendais l'occasion d'Adrien qui me presse. Il est bien triste de le quitter; mais ce qui l'est beaucoup plus, c'est ce que me mande ma fille, mais qu'elle me mande seule, d'un accident de votre santé pareil au mien1. Je ne veux pas encore le croire! Je ne suis pas assez égoïste pour n'en pas être très-affecté. La Providence voudrait-elle nous rapprocher encore par ce petit martyre commun d'amitié! J'en crains le contre-coup pour notre amie. Mandez-moi bien promptement ce qui en est. Mandez-moi ensuite quels sont vos projets. Prions quelquefois de loin ensemble et conservez-moi une place si précieuse dans votre amitié ! Que M. Récamier fasse passer votre lettre dans sa correspondance, pour qu'on la remette à Camille1 qui est bien occupé de vous.i

1. On voit avec quelle précaution on parlait des rigueurs du pouvoir impérial, par les circonlocutions qu'emploie M. de Montmorency pour éviter le mot exil. ↩

1. Jordan. ↩