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L'Enchanteur 1768—1848
Madame Récamier [J.-J. Ampère] → [La duchesse de Mouchy], [6 mai 1856], [Rome]

Jean-Jacques Ampère et l'Abbaye-au-Bois (suite)

[J.-J. Ampère] → [La duchesse de Mouchy], [6 mai 1856], [Rome]

Madame Récamier · 1 min de lecture · p. 371 · chapitre 197 sur 209

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Michel Lévy frères, 1874, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

« J'ai travaillé depuis un an comme je n'ai jamais travaillé en ma vie, et j'ai fait des montagnes de prose et de vers que je rapporte.

« Madame votre mère, dont j'aime tant à parler avec vous et à qui je pense si souvent, dont je viens de relire encore le délicieux volume en y comprenant ce qui le précède et qui en est digne, Madame votre mère avait la bonté de croire, et m'a dit plusieurs fois que je devrais un peu moins étudier ce que les autres ont fait et produire un peu plus de mon chef. Je me suis donc mis à produire, j'ai fait une comédie, un drame historique et un roman. Ce n'est pas mal pour commencer, et il me semble que je suis un jeune homme de cinquante-six ans qui promet beaucoup

Dans ma tête un beau jour ce talent se trouva, Et j'avais cinquante ans quand cela m'arriva.

« Je puis m'appliquer ces vers de la Métromanie, qui me rajeunissent encore. - L'histoire romaine a un peu souffert de ces infidélités poétiques et romanesques : cependant je ne veux pas divorcer avec elle, et si je l'ai négligée pendant que j'étais entraîné par d'autres amours, j'y suis revenu après mes erreurs. »